Décarbonation : demande en hausse pour l’électrique
Sans surprise, le prix actuel des carburants incite les donneurs d’ordre à s’intéresser de près aux énergies alternatives. L’évolution de notre parc décarboné répond à toutes ces demandes : véhicules électriques, B100, GNC et hydrogène.
Un camion électrique coût environ 2.5 fois plus cher que celui d’un diesel. Compte tenu de cette différence tarifaire, GT solutions enregistrait une baisse sur les véhicules électriques en début d’année 2026. La situation géopolitique internationale pesant durablement sur le prix des carburants, nous assistons à un retournement de tendance au dernier trimestre 2026, avec un intérêt plus marqué pour cette énergie.
Quelques indicateurs sur notre mix décarboné :
Le parc de GT solutions comporte aujourd’hui , 127 véhicules roulant au GNC, 207 véhicules et 5 cuves pour le B100, 33 véhicules électriques avec 10 bornes de recharge, et enfin 1 camion hydrogène.
Belle dynamique pour l’électrique
Le parc des 33 camions électriques de GT solutions devrait bientôt augmenter après la commande passée par une grande enseigne de bricolage d’une dizaine de véhicules, majoritairement des camions-grues. Pour rappel, GT solutions a été la première entreprise française à investir dans un camion-grue électrique. Des démonstrations ont été organisées en 2025 lors de road-shows sur plusieurs sites, où nos clients ont pu découvrir cette innovation et dialoguer avec les conducteurs concernés sur les performances réelles de cet équipement. Ces événements au plus près du terrain ont montré toute leur pertinence pour vaincre certaines réticences.
La société Medline renforce également la livraison décarbonée de ses produits de santé en nous commandant un véhicule électrique supplémentaire. Et nous entamons une nouvelle collaboration avec un constructeur de poids lourds et de bus qui souhaite livrer ses pièces détachées avec un porteur électrique.
Ces bonnes nouvelles confirment la dynamique enclenchée par GT solutions depuis plusieurs années. Notre flotte électrique devrait franchir le cap des 2 millions de kilomètres parcourus d’ici fin 2026.
Reste toutefois une réalité, qui peut parfois ralentir le déploiement de cette énergie : les bornes de chargement, élément indispensable dans la chaîne de la décarbonation. Notre entreprise en a implanté une dizaine sur ses sites de distribution, mais elles concernent les véhicules qui rentrent au dépôt de GT solutions entre deux tournées mutualisées, avec des rotations de jour et de nuit. Or, la plupart des camions reviennent chaque soir sur le parc des clients. S’ils souhaitent développer des livraisons avec l’électrique, les donneurs d’ordre devront installer chez eux des systèmes de recharge.

L’hydrogène, en phase d’exploitation
GT solutions est précurseur dans bien des domaines. Le test mené depuis plusieurs mois avec un ensemble tracteur semi-remorque pour l’enseigne de matériaux POINT.P prouve que l’esprit pionnier règne toujours au sein de nos équipes.
Cette première expérimentation, lancée en janvier 2026, permet à GT solutions d’évaluer cette énergie dans les conditions réelles d’une activité de distribution. Avant le démarrage de la prestation, les conducteurs concernés et le tuteur métier ont suivi une formation auprès d’Hyliko, société spécialisée dans la mobilité hydrogène. Cette prise en main a notamment porté sur les spécificités du tracteur et sur l’écoconduite, déterminante pour préserver l’autonomie du véhicule. Celle-ci est d’environ 350 kilomètres.
L’ensemble effectue actuellement des rotations quotidiennes de près de 200 kilomètres en Île-de-France et dans les départements limitrophes. Il passe chaque jour par la station hydrogène pour son ravitaillement.
Les premiers retours de POINT.P sont positifs. Dans le prolongement de cette mise en place, GT solutions a développé son activité sur la plateforme logistique Saint-Gobain concernée, avec l’ajout de deux ensembles tracteur semi-remorque et de deux porteurs. Cette expérience confirme que le déploiement de l’hydrogène ne repose pas uniquement sur la disponibilité d’un véhicule. Il nécessite une formation adaptée des conducteurs, un suivi régulier entre les partenaires et une organisation des tournées cohérente avec l’autonomie et le réseau de ravitaillement.
Cependant, le coût de revient de l’hydrogène, en termes d’achats de matériel et d’exploitation, représente un frein pour l’instant.
Quelle énergie pour quel usage ?
L’électrique trouve sa place sur des tournées prévisibles, lorsque l’autonomie et les temps de recharge peuvent être intégrés au plan de transport. Le B100 constitue une autre voie de réduction des émissions pour des véhicules thermiques compatibles, à condition de disposer des cuves et des volumes nécessaires. Le GNC reste bien présent dans le parc, tandis que l’hydrogène fait désormais l’objet d’une première exploitation dédiée.
